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BILANS NEUROPSYCHOLOGIQUES

Je propose des bilans neuropsychologiques auprès des enfants, des adolescent·es et des adultes, notamment lorsqu’il existe un questionnement autour de l’autisme, du TDAH ou d’un fonctionnement qui semble difficile à comprendre au quotidien.

 

Un bilan permet d’explorer plus finement la manière dont une personne fonctionne : son attention, son organisation, sa manière de traiter les informations, ses particularités sociales, émotionnelles, sensorielles, exécutives ou cognitives. L’objectif n’est pas simplement de “poser une étiquette”. Un diagnostic peut être important, parfois même profondément réparateur, mais le bilan sert surtout à mieux comprendre un fonctionnement, identifier des besoins, mettre du sens sur certaines difficultés et proposer des pistes d’accompagnement ou d’aménagements adaptés.

 

Chez l’enfant et l’adolescent·e, le bilan peut aider à mieux comprendre des difficultés scolaires, attentionnelles, relationnelles, émotionnelles ou comportementales. Chez l’adulte, il peut aussi venir éclairer un parcours longtemps marqué par la compensation, le masking, l’épuisement, les incompréhensions ou les diagnostics passés à côté.

POURQUOI FAIRE UN BILAN ?

 

Un bilan peut être indiqué lorsque certaines difficultés ou particularités prennent de la place dans le quotidien, à l’école, au travail, dans les relations ou dans la vie familiale.

 

Il peut notamment être utile en cas de :

  • Difficultés attentionnelles, distractibilité, oublis fréquents, sensation de décrochage ou difficulté à rester concentré·e ;

  • Difficultés d’organisation, de planification, d’initiation des tâches ou de gestion du temps

  • Impulsivité, agitation interne ou externe, difficulté à réguler l’énergie ou les émotions ;

  • Sentiment de décalage avec les autres, incompréhensions sociales, fatigue relationnelle ou besoin important de récupération après les interactions ;

  • Particularités sensorielles, surcharge, intolérances à certains bruits, lumières, textures, odeurs ou environnements ;

  • Intérêts spécifiques, besoin de routines, rigidités, difficultés avec les imprévus ou les transitions ;

  • Questionnement autour d’un trouble du spectre de l’autisme (TSA), d’un trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH) ou d’un autre trouble du neurodéveloppement ;

  • Besoin d’aménagements scolaires, universitaires ou professionnels ;

  • Parcours de vie marqué par une impression d’avoir toujours dû compenser, s’adapter ou masquer ses difficultés.

 

Le bilan peut aussi être demandé lorsqu’un diagnostic a déjà été évoqué, mais reste flou, incomplet, ou insuffisamment expliqué. Il peut permettre de reprendre les choses plus clairement, en tenant compte de l’histoire développementale, du fonctionnement actuel et du contexte de vie de la personne.

LES BILANS QUE JE PROPOSE

Je réalise des évaluations adaptées à l’âge, à la demande et aux hypothèses cliniques. Selon la situation, le bilan peut explorer plusieurs dimensions.

 

Le fonctionnement intellectuel

Lorsque cela est pertinent, une évaluation du fonctionnement intellectuel peut être proposée à l’aide de tests standardisés adaptés à l’âge :

  • WPPSI-IV pour les jeunes enfants ;

  • WISC-V pour les enfants et les adolescent·es ;

  • WAIS-IV pour les adultes.

Ces tests ne résument évidemment pas une personne à un chiffre. Ils permettent surtout de mieux comprendre certains profils cognitifs, les points d’appui, les fragilités éventuelles, les écarts entre différentes compétences, et ce que cela peut impliquer dans le quotidien.

L’attention et les fonctions exécutives

Le bilan peut aussi explorer les difficultés attentionnelles et exécutives : concentration, distractibilité, impulsivité, mémoire de travail, planification, flexibilité, initiation des tâches, gestion du temps, organisation ou régulation de l’effort.

Ces éléments sont particulièrement importants dans les questionnements autour du TDAH, mais aussi dans d’autres situations où la charge mentale, l’épuisement, l’anxiété, le trauma ou le contexte de vie peuvent influencer le fonctionnement.

 

Les bilans à visée diagnostique autour de l’autisme et du TDAH

Je suis particulièrement spécialisée dans les bilans à visée diagnostique autour de l’autisme et du TDAH, chez l’enfant, l’adolescent·e et l’adulte.

L’évaluation ne repose pas sur un seul test. Elle s’appuie sur un ensemble d’éléments : entretiens cliniques, histoire développementale, questionnaires, observations, outils standardisés, fonctionnement actuel, retentissement au quotidien, et analyse différentielle.

Pour l’autisme, le bilan peut explorer la communication sociale, les interactions, les particularités sensorielles, les intérêts spécifiques, les routines, les besoins de prévisibilité, la fatigabilité sociale, le masking, ainsi que les formes plus discrètes ou longtemps compensées.

Pour le TDAH, le bilan peut explorer l’attention, l’impulsivité, l’hyperactivité visible ou interne, les fonctions exécutives, la régulation émotionnelle, la variabilité des performances, la procrastination, l’organisation et l’impact du fonctionnement dans les différents contextes de vie.

 

Les cognitions sociales et le fonctionnement émotionnel

Selon la demande, le bilan peut aussi s’intéresser à la compréhension des émotions, aux interactions sociales, à la théorie de l’esprit, à la reconnaissance des états émotionnels, à la régulation émotionnelle, à l’anxiété, à l’estime de soi ou à l’impact du vécu relationnel. Ces dimensions sont importantes, car les difficultés observées ne peuvent pas toujours être comprises uniquement à travers les performances cognitives. Elles prennent sens dans une histoire, un environnement, un niveau de fatigue, un vécu émotionnel et parfois un parcours de compensation très ancien.

COMMENT SE DÉROULE UN BILAN ?

 

Un bilan se déroule en plusieurs étapes, afin de prendre le temps de comprendre la demande et d’éviter une lecture trop rapide ou trop réductrice du fonctionnement.

 

  1. Un premier entretien (avec questionnaires à renvoyer en amont) : le premier rendez-vous permet de comprendre la demande, les difficultés rencontrées, le parcours de la personne, les éléments déjà connus, les attentes vis-à-vis du bilan et les hypothèses à explorer. C’est aussi le moment de vérifier si un bilan est indiqué, quel type d’évaluation serait le plus pertinent, et quelles informations seront nécessaires pour avancer.

  2. Le recueil d’informations : selon l’âge et la situation, différents éléments peuvent être demandés : questionnaires, documents scolaires ou médicaux, anciens bilans, observations parentales, éléments développementaux, retours de l’entourage ou des professionnel·les déjà impliqué·es. Pour les enfants et adolescent·es, les parents sont évidemment sollicités, car l’histoire développementale et le fonctionnement dans les différents contextes sont essentiels. Chez l’adulte, ce temps permet souvent de reprendre l’histoire depuis l’enfance, surtout lorsque le questionnement arrive tardivement.

  3. La passation des tests et outils cliniques : les épreuves sont choisies en fonction de la demande. Il peut s’agir de tests standardisés, de questionnaires, d’entretiens spécifiques, d’observations cliniques ou d’outils explorant certaines dimensions du fonctionnement. La passation nécessite plusieurs rendez-vous.

  4. L’analyse clinique des résultats : les résultats ne sont jamais interprétés isolément. Ils sont mis en lien avec l’histoire de la personne, les observations cliniques, les questionnaires, les éléments développementaux, le fonctionnement actuel et le retentissement dans la vie quotidienne. L’objectif est d’obtenir une compréhension globale, nuancée et cliniquement utile du fonctionnement de la personne.

  5. La restitution et le compte rendu : une restitution est ensuite proposée pour expliquer les résultats. C’est un temps important pour reprendre les conclusions, répondre aux questions, discuter des pistes d’accompagnement et envisager les aménagements possibles. Un compte rendu écrit détaillé est remis. Il reprend les éléments du bilan, les résultats, l’analyse clinique, les hypothèses ou conclusions diagnostiques, ainsi que des recommandations adaptées à la situation.

À NOTER

Les bilans s’adressent aux enfants, adolescent·es et adultes.

Les suivis psychothérapeutiques, en revanche, concernent uniquement les adultes à partir de 18 ans.

Le bilan ne remplace pas toujours un parcours médical ou pluridisciplinaire. Selon la situation, une orientation complémentaire peut être proposée vers un médecin, un·e orthophoniste, un·e psychomotricien·ne, un·e ergothérapeute, un·e psychiatre, un·e neuropédiatre ou d’autres professionnel·les concerné·es.

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